Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais il est son évolution par temps de crise ! (B. Brecht).
Loin d’affaiblir des forces anti-guerre et pro-libertés élémentaires, la refondation de la démocratie vise au contraire à donner du crédit à une démocratie réelle, c’est-à-dire à la participation de la population aux décisions qui la concerne, ce qui est l’esprit même de la démocratie, permettant de réencastrer l’économie dans le politique et de retrouver une éthique de la vérité !
L’objet de la recherche – action présentée dans ce dossier est de contribuer au débat pour cette refondation d’une démocratie en phase avec la mutation nécessaire de la société.
La démocratie réelle, c’est le pouvoir du peuple, par et pour le peuple, permettant que chaque citoyen soit à même, là où il est, de participer aux décisions qui le concernent. C’est d’abord une démocratie au quotidien, tout en étant aussi globale. Elle implique une participation continue (dans le temps et dans l’espace territorial) et significative des citoyens aux décisions qui les concernent, aux divers niveaux locaux et globaux d’exercice du pouvoir, dans tous les aspects de la vie sociale. Le politique ne peut pas être le seul lieu de la démocratie !
C’est en montrant leur capacité à prendre en main et orienter, aux niveaux locaux et globaux, les transformations stratégiques face aux grandes catastrophes à venir que les populations et leurs organisations gagneront d’abord le « pouvoir de faire » dans la société. Puis sur ces bases, qu’elles conquerront le pouvoir politique, permettant de décider des actions stratégiques à mener.
Le dossier se développera sur quatre numéros des Cahiers, présentant les premiers résultats d’une recherche - enquête portant sur quatre thèmes : les attendus de la démocratie réelle, les voies de sa construction et les formes de sa mise en œuvre, en la resituant dans le contexte de transformation mondiale.


